Scénario – Historique

Mise en contexte

Dans ce monde, l’être humain a toujours dû lutter pour sa survie. Il y a 6000 ans on raconte que les humains marchaient nombreux sur le continent. Peu à peu, une force incontrôlable poussa les hommes à devenir violents envers leurs semblables et, dès le crépuscule, on entendait des cris de détresse qui laissèrent place à de plus en plus de corps mutilés. Les hommes devinrent apeurés, nerveux et violents. Face à ce chaos constant, les humains voulurent construire des forteresses pour se protéger. Ces forteresses se changèrent rapidement en abattoirs et une terreur constante régnait.  Prédisant l’extinction de la race humaine, un groupe de visionnaires entreprirent le projet de construire des bateaux et d’envoyer environ 400 hommes et femmes, sélectionnés pour leur idéologie pacifique, en direction d’une île vierge afin d’assurer la survie de l’humanité. Ces soldats, bâtisseurs, colonisateurs et érudits avaient donc comme mission de construire une immense forteresse de pierre au centre de l’île, permettant de se replier en cas de dernier recours. Ils durent recréer l’humanité, au meilleur de leurs connaissances.

Voilà 416 ans que les êtres humains habitent l’Île mère. Aucune menace extérieure n’est parvenue jusqu’à eux, permettant ainsi aux familles de se développer à une vitesse phénoménale. Autrefois concentrés dans la forteresse centrale, les peuples ont tranquillement désertés le centre pour aller s’installer aux 4 points cardinaux. Ainsi, se sont formés les peuples du Nord, de l’Est, du Sud et de l’Ouest. Chacun a évolué en fonction de son territoire, mais également de ses valeurs et croyances. L’époque de l’homme marchant sur le grand continent est désormais une histoire qu’on raconte de générations en générations.

Les dernières années ont été particulièrement difficiles sur l’île mère en raison des mauvaises récoltes. Il semble que la nature s’acharne sur l’homme : feux de forêt, sécheresses des terres, désertion du poisson, faible reproduction du bétail, catastrophes naturelles, etc.  Ce qui semblait être une mauvaise période est devenu aujourd’hui une réalité à gérer. Il n’y a plus de nourriture en quantité suffisante pour nourrir la population. Les plus riches sont avares, ils se font des réserves et augmentent les coûts de façon disproportionnés. La population meure de faim et les naissances doivent désormais être contrôlées afin d’éviter d’avoir davantage de bouches à nourrir.

Les représentants de chaque peuple ont consentit à se rencontrer à la forteresse centrale et de tenir un grand conseil dans la tour vide. Ils en sont venus à la conclusion qu’il reste encore deux années de survie sur les réserves avant d’entrer dans une grande période de noirceur et de violence, pouvant mener ultimement au cannibalisme. Le peuple de l’Ouest proposa donc de mener une grande expédition secrète sur le continent afin d’explorer le territoire et de rapporter des ressources à l’île Mère par bateaux. Cette expédition est périlleuse, car bien que la légende ne dise pas exactement quelle était la source du danger sur le continent, l’horreur de l’exil demeure un souvenir partagé.  Malgré la réticence et les mises en gardes, les 4 peuples acceptèrent au final de mener ce projet, mais dans la plus grande discrétion.

C’est ainsi qu’un premier équipage formé d’une centaine de recrues venu des 4 peuples se rendit sur l’ancien continent dans le but d’établir une première colonie et d’exploiter les ressources.

Après deux mois, la moitié de l’équipage demeura sur le continent dans la colonie qu’ils avaient construite, alors que l’autre moitié effectua le trajet de retour vers l’île mère avec, tel que promis, des ressources de viande, d’herbes et de blé. Est-ce que les craintes concernant les dangers du continent noir n’étaient que des rumeurs du passé? Rien ne semble présager quelconque menace ou danger pour les nouveaux colonisateurs. Enthousiastes du succès de cette première mission, les peuples préparent déjà la seconde expédition d’hommes et de femmes vers le continent et ont bien l’intention d’en exploiter le maximum de ressources pour leur survie collective.

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